Partager l'article ! 7 Holy Days au Tibet: 7 comme 7 jours saints ou 7 jours de vacances au Tibet. 7 aussi comme les 7 jours les plus chers de ce tour du monde : ...
7 comme 7 jours saints ou 7 jours de vacances au Tibet. 7 aussi comme les 7 jours les plus chers de ce tour du monde : 1200€ pour notre tour du Tibet à deux. Je vous laisse faire le calcul…mais c’était ça ou pas de Tibet.
Marx, regarde ce qu’ils ont fait du communisme, ils sont devenus fous… Et pas la peine de faire les yeux doux aux Chinois pour un discount. Ca marche pas, c’est le gouvernement qui fixe les prix et les conditions (hotel, guide, sites).
7 jours donc comme le temps nécessaire pour aller de Lhassa, l’ancienne capitale tibétaine à la frontière népalaise, en passant par l’Everest Base Camp, ou EBC quand on est branché et qu’on veut pas faire comme les autres.
A priori et malgré le prix et un budget de plus en plus serré à cause de la serial shoppeuse Celine, on part sans regret pour l’aventure, sur les bons conseils de Claire et Johann qui nous l’ont chaudement recommandé. Merci à tous les 2 pour les nombreuses infos et les recos.
Nous quittons donc Xi’An et son armée de Terracotta Warriors pour Lhassa, via la ligne de train la plus haute du monde...
et 36heures de cohabitation en wagon 6 couchettes avec des chinois en folie :
Entre les superbes paysages qui défilent et les 1ers (d’une longue série) yaks,
...on observe les chinois manger des canards entiers, des nouilles toutes les 3h environ et la dernière mode enfantine : le pantalon pour bébé fendu à l’arrière SVP…Ca cartonne en Chine. Gigi il faut absolument que tu le commercialises en France !!!
Lhassa : 1eres surprises
Arrivée à Lhassa et 1ere surprises : la ville est beaucoup plus moderne que ce à quoi on s’attendait. Exemple la gare dernier cri, mais aussi les centres commerciaux, les magasins Nike, Adidas, etc…Ok il n’y a pas encore de Mcdo et autres Starbucks, mais on sent clairement la volonté chinoise de moderniser/transformer le Tibet.
On a bien cherché (surtout Céline) mais pas de Richard Gere en vue…En revanche, les chinois sont bien là. Entre l’armée et ceux qui ont émigrés depuis les années 50 et l’annexion du pays puis lors de la révolution culturelle (ou saccage du patrimoine culturel tibétain), le contingent chinois (prime à l’installation au Tibet, construction de la nouvelle ligne de chemin de fer, tourisme chinois accru) est en train de tout doucement dépasser les 2 millions de tibétains. On ne peut pas rester insensible à cette colonisation du Tibet par les chinois et à la privation de libertés qui en découle. Pour nuancer la situation, le système féodal des Dalai- Lamas, avant l’arrivée chinoise, n’était pas blanc non plus, laissant une grande partie de la population dans la misère. Les chinois, avec leur arrivée, ont au moins eu le mérite de développer de nombreuse infrastructures (routes, électricité, hôpitaux, telecom, on capte partout même aux pieds de l’ Everest !…).
Il n’en reste pas moins que la Chine profite/colonise clairement du/le Tibet, pour ses ressources naturelles très riches (or, uranium, etc.…), sa position géographique stratégique, alors que les deux peuples ont très peu de points communs : pas la même langue, pas le même morphotype (c’est pour faire savant), pas la même culture (gastronomie, religion, …). Si vous en doutiez, on peut vous le dire, le Tibet n’est pas la Chine. Il n’y a pas débat. Pour l’anecdote, Avatar a été interdit en Chine, le politbureau voyant dans le sort de la planète Pandorra, une métaphore de la cause tibétaine…
Revenons à Lhassa. On imaginait une petite ville voire un petit village perché dans les montagnes…pas vraiment ! Lhassa, est effectivement entourée de montagnes mais est plutôt enclavée et assez polluée ! On y trouve de grands shopping malls, une chaîne de fastfood (pas celui qu’on connaît !), une cuisine typique dont l’une des spécialités locales est le MOMO…sorte d’empanada dans la forme et de ravioli chinois dans la texture…en tous cas c’est bon et pas cher !! La proximité avec le Népal et l’Inde se retrouve aussi dans la cuisine tibétaine qui inclut le fameux népali set et autres lassis.
Le site touristique incontournable de Lhassa est le Potala, l’ancienne demeure des Dalai-Lamas, absolument magnifique tant à l’extérieur qu’à l’intérieur (malheureusement photos interdites) où on retrouve la ferveur des fidèles envers le bouddhisme et leur représentant exilé en Inde malgré la répression chinoise (il est interdit de posséder une image du Dalai Lama chez soi…en revanche tout le monde doit afficher une image/poster d’un représentant chinois et généralement c’est Mao…certains trichent un peu en choisissant une photo du Dalai Lama rencontrant Mao dans les années 50). Parmi les signes de cette ferveur religieuse : le fait de se jeter par terre pour implorer Dieu, la tâche noire sur le nez pour les nouveaux né(z) pour les bénir mais aussi leur permettre de trouver le sommeil, les nombreuses offrandes (billets coincés par tout dans les temples) qui servent surtout à s’acheter une vie agréable dans sa prochaine vie, mais surtout les drapeaux aux couleurs arc en ciel, drapeaux de prière pour protéger les maisons, les lieux, etc.
Lhassa, c’est l’architecture tibétaine avec le Potala bien sûr mais aussi le Jokhang temple ou le Palais d’été, mélange de couleurs, de bois, de fer dans un style très chargé mais extrêmement chaleureux et de toute beauté ! (pas de photos de l'intérieur...fallait payer pour chaque salle !!) .C’est très beau, peut-être encore plus beau que la Birmanie pour nous. Et puis Lhassa c’est aussi des parfums…enfin, surtout un parfum, celui des bougies de beurre de yak…étourdissant au bout d’un moment ! Rodolphe, si tu m’entends, je t’ai mis un bloc de beurre de Yak de coté pour t’exercer à la sculpture de Moai.
Petite parenthèse et rapide retour sur notre tour du monde. Une des constantes de ce voyage fut la religion. Omniprésente, parfois prosélytiste, pas toujours très claire et cohérente dans son discours (quels point communs entre le bouddhisme tibétain, birman, thai ?), les Hommes semblent ne pas pouvoir s’en passer pour supporter leur condition…Que penser alors de la citation d’Alain dans Propos sur le Bonheur : « Je crains de croire »…Vous avez 4 heures, après je ramasse le copies !
Route de l’amitié : le thé au beurre de Yak n’est pas l’ami de Céline !
Après 2 jours à visiter Lhassa, nous embarquons à bord de notre 4x4 avec chauffeur et guide et faisons une première halte dans la maison de celui-ci. Il nous invite gentiment à visiter sa demeure, rencontrer sa famille et là grand moment, nous offre le thé au lait de Yak. Pour avoir une idée du goût, imaginez un thé au lait amer salé. Céline, qui a du faire honneur, s’en souvient encore, à deux doigts de laisser son petit déjeuner sur la banquette du salon.
Nous reprenons la route et enchaînons ensuite les paysages tous plus beaux les uns que les autres...
...toujours autant colorés par les jolis drapeaux de prières...
Nous visitons qqs monastères toujours superbes dans les couleurs, les motifs, l’architecture….
...et plus on s’éloigne de Lhassa, plus on s’enfonce dans les terres, moins nous sentons la présence chinoise. Mais c’est aussi là que nous rencontrons les enfants les plus abîmés…Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles : pas d’eau, pas d’électricité, des sanitaires en forme de trou dans une planche surélevée, des peuples de nomades….le tout dans un froid de canard !
Pour vous remonter le moral, une question à 1 yak : Saurez-vous retrouver Crazy Bobot dans la photo ? Plus de nouvelles depuis le Bouclier. Peut-être s’est il perdu place de Jaude…
ECB ou Everest Base Camp : maman bobo tête…
Au Metal Yak Grand Hotel, nous sommes accueillis par une famille tibétaine issue d’un peuple de nomades.
Nous dormons chez eux, sous la magnifique tente dont l’intérieur ressemble à une yourte. Nous prenons notre repas avec tout le monde…et après avoir mangé qqs patates au Yak, revêtu nos 4 couettes Hello Kitty (+ notre sac de couchage !), hop ! au dodo ! - NB : Il est 7h du soir !!
Et là… entre l’altitude (5700m), le froid, le vent le tout avec un mal de crâne horrible…impossible de fermer l’œil de la nuit !! On avoue c’est la bonne casquette ! Une récompense qd même, le lever du soleil en contemplant l’Everest qui petit à petit s’échappe de l’épaisse couche de nuage pour nous apparaître totalement sous un magnifique soleil. Ca change du périph le matin.
Frontière Sino Népalaise : Nous sommes arrivés à pieds par la Chine (Pour les connaisseurs seulement…)
Si l’entrée en Chine a été difficile (problème d’obtention de visas à Hong Kong), la sortie n’en n’est pas moins ardue. Dans l’ordre : ouverture de tout les sacs, lecture rapide des livres en français (page par page), obligation d’allumer l’ordinateur…et visionnage des photos prise en Chine et au Tibet…et évidemment pas de photo du passage à la frontière. Bref ça contrôle et ça ne rigole pas !
Comme un symbole, le passage de la frontière nous laisse sur un sentiment mitigé. Certes nous sommes très heureux d’être venus, d’avoir vu le Potala qui a lui seul justifie un voyage à Lhassa, les paysages sublimes qui nous rappellent un peu ceux du Salar et autre désert bolivien, la ferveur des tibétains, leur accueil…en revanche nous regrettons les conditions du tour organisé auquel on a du mal à s’habituer après 9 mois de totale liberté. Le gouvernement chinois fait tout pour encadrer au maximum les touristes ce qui rend difficile le contact avec les locaux, et nous cantonne aux grands classiques du tourisme tibétain, nous empêchant d’aller hors des sentiers battus. Enfin dernière interrogation : où va l’argent ? Pas aux locaux quand on voit le niveau de développement de l’arrière pays tibétain. Comme pour la Birmanie, je recommanderai la visite du Tibet, mais en passant par une agence tibétaine (attention aux délais pour l’obtention du permis tibétain), afin d’en faire profiter un maximum de tibétains et de gagner certainement en liberté et contacts avec les locaux..
Céline et Matthieu
Top 3 Tibet
Potala
Everest
Le yak burger, momos et autres
Flop 3 Tibet
Le tour organisé
Maman Bobo tête
Le thé au lait de Yak